Sans
aucun scrupule, ni respect de l’éthique
journalistique, certains titres de la presse
arabophone, connus pour leur hostilité
à l’égard de la Kabylie, font
de la «kabylophobie» leur choux-gras
et l’essentiel de leurs ventes. Ainsi, sans
évoquer les reportages imaginaires
«réalisés» en
Kabylie, à propos du christianisme,
la haine distillée tout au long de
leurs pages, et même en «Une»,
comme celle d’une édition d’hier,
à propos de la grippe porcine, la
Kabylie est devenue un abcès de fixation,
où tous les ennemis de cette région
trouve un canal pour une expression haineuse
via ces titres qu’aucune institution nationale
n’a daigné rappeler à l’ordre.
L’on
se souvient des papiers incendiaires, publiés
par l’un de ces titres, contre des personnalités
de la Kabylie, contre le club des Canaris,
contre le mouvement citoyen…Des appels aux
meurtres aussi sont publiés, surtout
lorsque l’on sait que le pays est toujours
soumis à une pression terroriste
islamiste activant essentiellement en Kabylie.
Désigner à la vindicte nationale
la Kabylie comme ennemi à abattre
politiquement est aussi dangereux, tout
comme les terroristes islamistes qui promettent
le Seif El Hadjadj aux Kabyles. Ces titres
s’éreintent à présenter
la Kabylie comme une région non musulmane
et impie.
Même
El Khabbar s’est enlisée dans cette
compagne d’”antikabylisme”, notamment avec
la publication d’un article peu élogieux
à l’égard de M. Ferhat Mehenni.
Cette campagne des plus racistes et des
plus dangereuses fait que le peu de crédit
dont jouit la presse algérienne,
s’effrite devant ces pratiques délictueuses
vu la loi qui régit le monde de l’information
et de l’éthique journalistique. La
place peu honorable qu’occupe actuellement
la presse, soumise, par ailleurs, aux ordres
des cercles politiques de tout acabit, s’enfonce
davantage dans un traitement régionaliste
et xénophobe de l’information.
Ces
auteurs ne sont que des «bouchés
à l'émeri» comme on
dit si bien dans ce genre de circonstances.Alors
que les autorités concernées
s’en lavent les mains dans cette affaire
qui dure depuis, les auteurs de ces attaques
réalisent «leur forfait»
sans coup férir dans des rédactions
qui devraient, d’abord, être un lieu
de débat serein et surtout responsable.
Nos rédactions deviennent, ainsi,
«des écuries d'Augias»,
dont des solutions de nettoyage radicales
s’imposent, et cela, avant que la situation
ne s’enlise, et ce d’une part ou de l’autre.
Algérie-News
rapporte dans son édition de lundi
16 mars 2009 qu’un mandat
d’amener contre moi, en tant que président
du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie,
aurait été délivré
par un juge d’instruction près le
Tribunal de Tuvirett(Bouira). La justice aurait
été actionnée par les
autorités locales. Elles
n’auraient pas apprécié la
marche dans cette ville, attribuée
aux militants du MAK, faite par des étudiants
de l’université Muhend-U-lhadj At
Wakli , le
20 avril 2008.
Je
me demande pourquoi, ce n’est que près
d’un an plus tard que cette instance judiciaire
entreprend cette action contre moi, juste
à la veille des élections
présidentielles qui, au demeurant,
ne
passionnent personne au pays des Kabyles ?
N’y
cherche-t-on pas plutôt un bouc-émissaire
au prévisible et ridicule taux de
participation de la mascarade des présidentielles
du 9 avril prochain ? Ne veut-on pas
y
créer des troubles, un printemps-noir-bis,
pouvant servir de diversionpour faciliter le bourrage
des urnes ailleurs, en dehors de la Kabylie ?
Ou
bien, veut-t-on m’empêcher de rentrer
et me pousser à l’exil définitif ?
Quoi
qu’il en soit, je voudrais que tous mes
adversaires sachent que je ne renoncerai
ni à mon action pour l’autonomie
de la Kabylie, ni à ma liberté
de penser et de m’exprimer.
C’est
sur le plan des idées et du combat
politique qu’il est sain de me contrer et
non par l’anathème, l’insulte, la
répression, la corruption ou l’assassinat.
29e Anniversaire du Printemps
amazigh - 8e Anniversaire du Printemps noir
Des milliers de
manifestants à Tizi Ouzou pour commémorer
le Printemps berbère
Tout
Sur l'Algérie - Ameziane Ath Ali
/ 20.04.2009. Des milliers de
personnes ont marché, lundi 20 avril,
dans la ville de Tizi Ouzou pour commémorer
le 29ème anniversaire du Printemps
berbère de 1980. Ils ont été
2000 personnes, selon la police, et 10 000
selon les organisateurs, à avoir
pris part cette marche, entre le campus
universitaire de Hasnaoua et l'ancien siège
de la mairie de Tizi Ouzou. La marche s'est
déroulée dans le calme sous
le regard d'un impressionnant dispositif
de sécurité qui est resté
discret tout au long de la manifestation.
La marche a été organisée
par le Mouvement pour l'autonomie de la
Kabylie (MAK) de Ferhat Mehenni. Mais de
nombreux militants du Front des forces socialistes
(FFS) et du Rassemblement pour la culture
et la démocratie (RCD), les deux
partis les plus implantés en Kabylie,
étaient présents dans le cortège,
a-t-on constaté. Ces deux partis
n'ont pas appelés officiellement
à marcher. Les marcheurs ont scandé
des slogans hostiles au pouvoir et dénoncé
la dernière élection présidentielle
du 9 avril, remportée par le président
Bouteflika avec plus de 90% des voix. Pour
leur part, les partisans de l'autonomie,
nombreux dans le cortège, ont scandé
des slogans en faveur de leur revendication.
Ils ont également demandé
que cesse le harcèlement judiciaire
dont est, selon eux, victime leur leader
Ferhat Mehenni. Ce dernier, sous le coup
d'un mandat d'amener délivré
par le tribunal de Bouira, était
d'ailleurs absent de la manifestation. Il
se trouverait actuellement en France. La
marche du MAK est la seconde manifestation
populaire à Tizi Ouzou en moins de
20 jours. Le 2 avril, à l'appel du
FFS, plus de 5000 personnes avaient marché
dans cette ville, bravant l'interdiction
d'organiser des manifestations publiques
par l'opposition, en vigueur dans le pays
depuis 2001.
Appel
du MAK à une marche unitaire
Mak
/ 20.04.2009. Citoyennes, citoyens
kabyles !
Le
12 novembre 2008, le régime algérien,
incarné par Bouteflika, a privatisé
l’exercice du pouvoir pour, entre autres,
empêcher le peuple kabyle d’accéder
à ses droits fondamentaux.
Depuis
le début du Mouvement national qui
a émergé dès 1926 avec
la création de l’Etoile Nord-Africaine,
les élites et les militants kabyles
ont été systématiquement
et régulièrement éliminés
soit politiquement comme ce fut le cas pour
Imache, soit physiquement comme pour Abane
Ramdane, Benaï Ouali, Amar Ould-Hamouda,
Krim Belkacem, Mécili, Matoub Lounes...
Citoyennes,
citoyens kabyles !
Le
peuple kabyle, héritier de l’épopée
de Massinissa, de la bravoure et du sacrifice
de Yugurten, de la résistance de
Dihya, de Fadma N Summer, Ameqran At Abbas
(Meqrani) et acteur majeur de l’œuvre de
décolonisation de l’Algérie,
se doit aujourd’hui de se lever comme un
seul être pour dire :
Halte aux traîtres
kabyles !
Halte au pouvoir
qui a assassiné nos enfants au
« Printemps noir » !
Halte à
l’idéologie arabo-islamique qui
opprime l’identité, l’histoire,
la langue, la culture et la civilisation
du peuple kabyle.
Pour une Kabylie
autonome, démocratique, laïque
et solidaire !
Pour une Algérie
de liberté où tous ses
peuples auront droit à l’expression.
Contre une
république bananière des
faux martyrs, des faux anciens combattants,
des malfrats et des seigneurs de guerre.
Asbl
/ avril 2009. L’association
culturelle n’Imazighen asbl vous invite
à la commémoration des «Printemps
kabyles», en hommage aux jeunes victimes
et aux militants de Kabylie tombés
sous les balles assassines du pouvoir arabo-intégriste
d’Alger. L’association n’Imazighen soutient
la Kabylie de la dignité, du courage
et de la résistance à l’autoritarisme
et à l’arbitraire. Avec
Zayen, auteur,
compositeur et chanteur kabyle. Zayen
est né à Lemsella. Bercé
par les chants anciens de Kabylie, il s’est
lancé très jeune dans la composition
musicale. Après les galas dans les
lycées de Tizi-Ouzou et d’Azazga,
il enregistre son premier album "Imawlan-is"(Ses
parents) qui rencontre auprès du
public un franc succès. Ceci l’amène
très vite à
élargir son horizon. La
variété de ses rythmes et
la profondeur de sa voix dans son deuxième
album "Ughale-d"(Reviens),
séduiront la jeunesse de l’Hexagone.
Il fera de nombreux concerts en France :
au Zénith de Paris, à l’occasion
du 20eanniversaire
du Printemps berbère en 2000 et aussiau
Palais des Sports de Paris. Il chantera
également à Saint-Étienne,
à Lyon, Marseille, Lille, à
Roubaix et en Belgique : à Bruxelles....
> Lire la suite
Le
20 avril, 29 ans après
Liberté
/ 18.04.2009. Le prétexte
était bon: l'interdiction à
Mouloud Mammeri d'animer une conférence
sur la poésie kabyle ancienne à
l'université de Tizi Ouzou, qui porte
son nom aujourd'hui. La vérité,
c’est que c’était la goutte qui faisait
déborder le vase. La contestation
est partie du campus pour se répandre
comme une traînée de poudre,
favorisée, il est vrai, par une violente
répression policière.En très
peu de temps, malgré les moyens de
communication rudimentaires, la Kabylie
s’est levée comme un seul homme pour
crier sa soif de liberté et dénoncer
le déni identitaire et l’ostracisme
qui frappaient la culture et la langue originelles
du pays. Le Printemps berbère était
né. Avec ses héros, les 22
détenus et, dans son prolongement,
l’émergence d’un mouvement culturel
et politique, le MCB. L’évènement
était important .... >
Lire la suite
Le 20 avril
2010 sera-il différent ?
Tamazgha
/ 15.04.2009. Cette année
encore nous assisterons à une célébration
en ordre dispersé du Printemps amazigh :
plusieurs activités, parfois le même
jour, sont prévues par exemple en
Région parisienne. Même Tamazgha
qui a toujours appelé de ses vœux
une célébration intelligente
de cette date, cette année elle organise
des activités un jour où d’autres
évènements ont lieu à
Paris. Comment cela pourrait être
évité en l’absence de toute
concertation entre associations et différents
acteurs qui n’ont, jusque-là, affiché
pratiquement aucune volonté pour
faire en sorte que cette date soit célébrée
de façon intelligente. En 1996, trois
ans après sa création, Tamazgha
avait estimé que le Printemps berbère
devait être célébré
en région parisienne dans l’unité
et la diversité. Elle avait lancé
un appel pour proposer à l’ensemble
des associations de la région parisienne
et de France de commémorer le Printemps
amazigh autrement qu’en ordre dispersé
mais plutôt "avec l’esprit de
cohésion qu’il implique". Elle
avait suggéré aux associations
de mener une réflexion à ce
sujet. Cet appel est toujours d’actualité
et cette idée de célébration
du Printemps berbère dans le rassemblement
mérite une profonde réflexion,
car seule des actions convergentes sont
à même de faire avancer le
combat amazigh....
> Lire la suite
SPECTACLES:
>>>
Malika Domrane et Ali Ideflawen
en concert à Aulnay-Sous-Bois...
>>>
«Je suis le déterreur
de l'histoire et de ses squelettes irascibles
enfouis sous vos temples dévastateurs.
Je ne cautionnerai jamais vos cieux incléments
et rétrécis où l'anathème
tient lieu de crédo. Je ne cautionnerai
jamais la peur mitonnée par vos prêtres-bandits
des grands chemins qui ont usurpé
les auréoles d'anges. Je me tiendrai
hors de portée de votre bénédiction
qui tue, vous pour qui l'horizon est une
porte clouée, vous dont les regards
éteignent les foyers d'espoir, transforment
chaque arbre en cercueil.»
>>>
Tahar Djaout est-il déjà
oublié ? Saïd Gada; El Watan,
26.05.2008
>>>
Djaout, symbole de l'intelligence
humaniste décapitée. Amar
Naït-Messaoud; Dépêche
de Kabylie, 29 mai 2008
>>>
Les durs chemins de la promotion
de l'identité, de l'intégration
nationale et de la démocratie. Amar
Naït-Messaoud; Dépêche
de Kabylie, 20.04.2008
SPECTACLES
A l'occasion de Yennayer
Malika
Domrane et Ali Ideflawen en concert à Aulnay-Sous-Bois
Kahina
IDJIS
A
l’occasion de Yennayer, Nouvel an amazigh, un grand
concert sera donné par deux figures emblématiques
de la chanson kabyle à savoir Malika Domrane
et Ali Ideflawen. Ce rendez-vous se déroulera
à Aulnay-Sous-Bois, en France le 15 février.
Personne ne peut
rester indifférent à ces voix chaudes
de la chanson kabyle. Tous les deux ont réussi
à se faire un nom sur la scène artistique
kabyle. Leurs chants ont enrichi le patrimoine culturel
kabyle. Ils chantent les joies et les peines de la vie.
Les paroles de leurs chansons et leurs voix restent
gravées dans l’esprit de ceux qui les ont écoutés.
Ainsi cette chanteuse
au sang amazighe, a toujours eu le courage de défendre
la culture kabyle. Loin des tintamarres traditionalistes,
Malika Domrane dénonce, sans crainte aucune,
la dure condition des femme, défend sa culture
et s’engage, sans artifices, dans le combat politique,
en brisant les jougs qui guettent sa condition de femme
.elle se dit toujours prête à "rechuter"
dans des positions extrémiste quand les hommes
affichent des attitudes un peu trop machistes. Elle
revendique le droit au romantisme pour les femmes, mais
aussi le droit aux caresses, le droit au plaisir. Elle
sème un salutaire désordre dans les mentalités.
Le raï paraît parfois bien innocent à
côté de ce qu’elle chante en berbère,
Il fallait avoir
du courage pour oser porter sur scène une tenue
kabyle. Même lors des moments les plus difficiles,
elle a aidé des artistes kabyles, qui ont pu
percer grâce à elle. Elle a toujours été
très généreuse, allant jusqu’à
donner une partie de ses cachets, à des artistes
en difficulté, sans rien attendre en retour.
Malika, une femme épanouie !
Ali Ideflawen
lui aussi, a commencé à se produire à
une époque où il n’était pas totalement
"acceptable" d’être artiste défendant
sa kabylité. Il chante et continue à chanter
d’une voix douce et harmonieuse qui nous transporte
vers des siècles très lointains. Une voix
qui donne des frissons et du plaisir. Chants qui sont
toujours d’actualité. Chants qui seront interprétés
encore durant des siècles et des siècles.
Des chants mélodieux empreints d’un engagement
artistique solonnel, tel Ferhat Imazighen Imula et tant
d’autres artistes qui bravèrent l’omerta imposée
à la libre expression kabyle.Il est agréable
de constater que lors de ses tours de chants, les spectateurs
reprennent en chœur ses poèmes qui reflètent
la sensibilité et l’âme kabyles, meurtris
par une pensée inique. Grand militant de la cause
kabyle, il n’a jamais mâché ses mots et
a toujours été libre de ses opinions et
ce au détriment de sa carrière et de sa
vie personnelle. Avec Ziani L’Hacène, comme parolier
et Zahir Adjou, comme musicien, le groupe Ideflawen,
restera l’icône de la chanson kabyle engagée.
Voila c’est le
vent des années 80 qui reviendra, l’espace d’une
soirée. ces deux amoureux de la mélodie
berbère, ont bien honoré une culture,
une région et tout un pays épris de ses
racines, Ces deux artistes, font partie du nombre restreint
des chanteurs kabyles au verbe vif et tranchant, dont
la musique est suave. Ils sont cette digne expression
de la grandeur d’un art kabyle.