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 ÉCHOS DE KABYLIE  


 

SAMEDI 06 MARS 2010 / HOMMAGE À MOHEND U YEHYA

Maison de la culture Taos Amrouche, Bgayet

Association Itran, R.U.Amariw

A.A.I R.U.Targua Ouzemour

En collaboration avec : Tira Editions

PROGRAMME :

  • 10h30 : à la Librairie Tira, Route de l’Université, Targa Ouzemour

    Nadia Mohia signe son dernier livre :

    « La fête des Kabytchous »

  • 14h00 : Petite salle de la Maison de la culture

    A bâton rompu, rencontre avec Nadia Mohia

  • 16h30 : Théâtre de verdure ( Café Bizak)

    Inauguration du cercle de lecture Mohend U Yehya

  • 21h00 : Résidence universitaire Amriw

    Monologue : Urgagh mmutegh

    Texte de Mohend U Yehya

    Production : Théâtre régional Malek Bouguermouh

  • 21h00 : Résidence universitaire Targua Ouzemour

    Conférence avec : Dr Said Chemakh

    Thème : L’œuvre de Mohya, de l’universel à Taqbaylit


 Miss Kabylie 2010  

ÉLECTION DE LA MISS À L'OCCASION DE YENNAYER

Lydia reine de Kabylie

C’est un jury, composé de Massi, Hassiba Abderaouf, les représentants de Gini Glace, de ceux de Studio 21 et enfin, ceux du Comité des fêtes de la ville de Bgayet a qui la responsabilité d’élire une Miss échoit. Selon les présents, le choix du jury est incontestablement le meilleur. Selon une mère de famille venue assister à l’élection :  "C’est difficile de désigner Miss Kabylie parmi toute cette beauté qui défile devant nous.”

Avant-hier, jour de l’An amazigh, l’occasion était donnée pour célébrer cette date symbole dans l’histoire des Amazighs. Ainsi, toutes les activités étaient au menu de la célébration. Une nouvelle idée est venue égayer davantage la fête de Yennayer. Il s’agit de l’élection de Miss Kabylie. Pour cette année, c’est la jeune étudiante Allouche Lydia de Sidi-Aïch, qui a décroché le trophée. Etudiante en 2e année en droit, cette passionnée du sport, de la musique et de la mode surtout, s’est illustrée brillamment parmi ses concurrentes au nombre de 17.

C’est un jury, composé de Massi, Hassiba Abderaouf, les représentants de Gini Glace, de ceux de Studio 21 et enfin, ceux du Comité des fêtes de la ville de Bgayet à qui la responsabilité d’élire une Miss échoit. Selon les présents, le choix du jury est incontestablement le meilleur. Selon une mère de famille venue assister à l’élection :

“C’est difficile de désigner parmi toute cette beauté qui défile devant nous.” L’élection a aussi désigné les dauphines, au nombre de deux. Ainsi, il s’agit de Megherbi Leïla, âgée de 18 ans, originaire de Mekla, elle est lycéenne. La deuxième dauphine est Kechadi Anissa, originaire de Raffour, dans la wilaya de Bouira où elle est étudiante. Lors de notre passage à la Kheïma du parc qui a abrité l’événement, une pléiade d’invités est venue rehausser de leur présence lé cérémonie. Il s’agit de Ould Ali El-Hadi, et les deux artistes Massi et Makhlouf, une pléiade de journalistes de la presse écrite ainsi que ceux de la télévision Berbère 24, en plus de Hassiba Abderaouf.  

Emue après sa désignation par le jury comme Miss Kabylie 2010, Allouche Lydia a estimé qu’elle ne s’attendait pas à cette désignation. Elle a ajouté, toujours émue que “je  remercie  les  organisateurs   pour cette manifestation”.

Elle a tenu aussi à rendre hommage à ses parents qui la soutiennent dans sa démarche. Enfin, et d’ajouter que “je vais essayer d’être à la hauteur pour honorer la femme kabyle.”

De son côté, Mme Feriel, responsable et organisatrice de l’événement a déclaré : “Je lance un appel à Khalida Toumi, ministre de la Culture, afin d’apporter son soutien à cette activité qui fait partie de notre patrimoine.” Elle a, en outre, rendu un vibrant hommage à toutes les candidates.  

Enfin, il faut souligner que cet événement est sponsorisé par Bativert, Geni Glace, le Comité des fêtes de la ville de Bgayet, le Parc Tamaghra, Studio 21, Art Dif de Bgayet, Narimane Ecomod,   l’Association Main tendue, restaurant Tafsut, Boutique Tafsut, L’Algéroise et l’imprimerie La Concorde.

M. MOULOUDJ

© La Dépêche de Kabylie du 14 janvier 2010


ALGÉRIE

Bouteflika réprime une manifestation des autonomistes kabyles

Des violences policières ont été perpétrées à l'encontre des militants du Mouvement pour l'Autonomie de la Kabylie (MAK) lors d'une manifestation pacifique qui s'est déroulée hier dans les artères des deux grandes villes de la Kabylie, Tizi-Ouzou et à Béjaïa, pour marquer la célébration du 1er Yennayer 2960 ( premier jour de l’An Amazigh ), réunissant près de 15000 personnes selon les organisateurs, 7000 selon la police algérienne. On parle de plusieurs blessés graves suite aux affrontements avec la police algérienne

Contacté par le Matin-Dz à New York, où il s'est rendu afin de défendre le dossier de l’autonomie de la Kabylie auprès des instances internationales et des ONG, Ferhat Mehenni, le leader du Mouvement, affirme que neuf éléments du MAK ont été enlevés par les forces de sécurité algériennes dès le début de la manifestation. « Nos militants sont en danger de mort et nous alertons l’opinion nationale et internationale ! » soutient M. Mehenni. « La situation est devenue dangereuse et intenable pour la population kabyle »

Pour le leader du mouvement autonomiste, cela traduit une crispation du pouvoir algérien à l'égard de cette question de l’autonomie et augure de jours difficiles. Il rappelle que des membres des familles des militants auraient été intimidés par les services spéciaux algériens lors des jours précédant la manifestation. Le Secrétaire National adjoint du MAK, chargé de la logistique a été arrêté dans la nuit du 8 au 9 janvier 2010, à Sidi Aich (Vallée de la Soummam) vers 23h pour être relâché à 3 heures du matin. Nadir Chelbabi fut intercepté par la police, en rentrant chez lui.

On rappelle qu’un mandat d'amener a été délivré à l'encontre de Ferhat Mehenni au printemps 2009. Quant à la marche elle-même, « elle est un succès vu les multiples pressions exercées par le Pouvoir et de ses relais », selon le leader du MAK.

La marche a démarré vers 11h du portail principal de l’Université Mouloud MAMMERI de Tizi-Ouzou. Tout au long de leur périple, les manifestants ont scandé les slogans habituels des manifestants kabyles, hostiles au Pouvoir algérien et revendiquant les libertés démocratiques et un statut pour leur langue maternelle.

L. M.

© Le Matin du 13 janvier 2010


CÉLÉBRATION DE YENNAYER 2960

Le MAK marchera à Tizi-Ouzou...

Depuis pratiquement cinq ans, le Nouvel An amazigh marque un retour dans le débat la culture berbère et voit aussi la revendication identitaire réapparaître alors que l’anniversaire du Printemps berbère, le double, semble prendre un sacré coup de vieux au regard de la faible mobilisation des années précédentes. Sur ce plan, le mouvement pour l’autonomie de la Kabylie de Ferhat Mehenni réinvestira demain mardi la rue à travers la marche de Yennayer 2960 à laquelle a appelé le conseil universitaire de Tizi-Ouzou. Les étudiants du MAK ont, dans l’appel remis à la presse, appelé toute la communauté universitaire à participer à la marche qui s’ébranlera de l’université Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou vers l’ancienne mairie du centre-ville. Le conseil universitaire du MAK a tenu à dénoncer “le harcèlement judiciaire” contre Ferhat Mehenni et de tous les militants. Les étudiants “MAKistes” dénoncent aussi l’insécurité qui règne en maître dans la région de Kabylie. Les mots d’ordre retenus sont naturellement la revendication de l’autonomie de la Kabylie si chère au mouvement de Ferhat, entre autres la liberté de culte et de conscience.

A. Z.

... et à Béjaïa

Demain, 12 janvier, toute la population berbère de l’Afrique du Nord célébrera Yennayer, premier jour du Nouvel an amazigh 2960. Mettant à profit cette célébration, le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie a fait appel à toute la population de la wilaya pour une marche dans la matinée du même jour. Elle prendra son départ du campus de Targa-Ouzemour jusqu’au siège de la wilaya. Dans les tracts affichés à cet effet, à travers certaines localités de la wilaya, il est rappelé que le MAK continuera son combat pour l’autonomie de la Kabylie malgré les différentes humiliations et tentatives du pouvoir de dépersonnaliser les Kabyles. Les rédacteurs, tout en demandant l’union et la solidarité pour une marée humaine le jour de la marche, rappellent que cette journée sera l’occasion de se réapproprier leur véritable identité et demandent aussi l’arrêt du harcèlement judiciaire à l’encontre des militants kabyles ainsi que de l’insécurité entretenue en Kabylie. Par ailleurs, à l’instar de beaucoup d’autres associations, œuvrant pour le développement de la culture berbère à travers le pays, l’association culturelle Rahmani-Slimane du centre culturel d’Aokas prévoit l’organisation d’une conférence débat sur les coutumes et traditions kabyles pour la célébration de cette date hautement significative à la communauté berbère. Elle incarne le jour où un Amazigh, répondant au nom de Chechnaq, devint pharaon d’Egypte. C’était au temps de l’Egypte ancienne, lorsque le roi numide Chechonq 1er (Chechnaq), fondateur de la 22e dynastie égyptienne prit le trône et devint pharaon. D’ailleurs, c’est lui qui réunifia l’Egypte en l’an 950 avant Jésus-Christ.

B. B.

© La Dépêche de Kabylie du 11 janvier 2010


MOUVEMENT POUR L'AUTONOMIE DE LA KABYLIE (MAK)

Appel à une marche pour Yennayer 2960

Les structures universitaires du MAK à Vgayet et Tizi-Wezzu appellent à une action conjointe dans les deux capitales de la Kabylie. Les slogans retenus avant l’impression de ces affiches n’a pu tenir compte de l’actualité brûlante qui a vu les chrétiens se faire agresser le 27 décembre 2009. Le MAK ajoute donc à ses mots d’ordre contenus dans ces appels : "Oui à la liberté de culte en Kabylie". Soyons très nombreux à ce rendez-vous avec notre histoire !

Vgayet

Le peuple kabyle célèbre en ce 12 janvier 2010 le jour de l’an amazigh. Cette fête populaire dont l’origine remonte à l’antiquité est commune et spécifique à toute l’Afrique du Nord.

Ni les innombrables invasions, ni les différentes colonisations et ni les pouvoirs en place qui s’y emploient assidûment n’ont pu effacer ce génotype qui nous visent du tréfonds des âges.

Le MAK est fier de réhabiliter cette fête populaire que Bouteflika et ses amis tentent vainement de gommer par une politique entendue de dépersonnalisation du peuple kabyle.

A travers cette action, c’est la renaissance du peuple kabyle dans l’intégrité de ses droits qui poursuit son cheminement. Dans cette perspective, le MAK annonce à travers un communiqué officiel qui sera rendu officiel prochainement, le lancement de la campagne nationale de la Généralisation de l’utilisation de la langue kabyle.

Soyons des marées humaines inexpugnables pour dire :

  • Oui à l’autonomie de la Kabylie unie et solidaire
  • Oui à la réapropriation de notre véritable identité
  • Halte à l’insécurité entretenue en Kabylie
  • Halte au harcèlement judiciaire des militants kabyles

MARCHE POPULAIRE DE VGAYET

  • Itinéraire : Targa Uzemmur - Siège Wilaya
  • Date : 12 janvier 2010
  • Heure de départ : 10h30

MARCHE POPULAIRE DE TIZI WEZZU

  • Itinéraire : UMMTO Place de l’Ancienne Mairie
  • Date : 12 janvier 2010
  • Heure de départ : 10h30

VIVE LA KABYLIE LIBRE ET AUTONOME
VIVE LE MAK

SIDI-AÏCH

Un militant du MAK intimidé

Ayant fini de superviser l’affichage pour la marche qu’organise le MAK mardi prochain dans cette capitale kabyle, à l’occasion de Yennayer, Nadir Chelbabi fut intercepté par la police, en rentrant chez lui. Après avoir été soumis à un interrogatoire, Nadir fut relâché dans le froid aux environs de 3h du matin.

En responsable digne de son rang, il ne s’est laissé ni intimider ni amadouer devant les menaces et les invites de la police à quitter le MAK pour rejoindre les partis classiques.

Cette arrestation qui n’est qu’un banc d’essai pour voir à quel type d’homme le régime a affaire au sein du MAK, au lieu d’entamer le courage des militants et des citoyens à aller marcher mardi à Vgayet et Tizi-Ouzou, décuple notre détermination à aller en masse à ces deux événements pour entamer dans la solidarité la nouvelle année de luttes et d’espoir et qui va sans doute déboucher plus tôt qu’on ne le croit sur une victoire de l’autonomie de la Kabylie.

Kabylie, le 9 janvier 2010

© Ma Kabylie - infos Mak, janvier 2010


ASSOCIATION CULTURELLE ET CINEMATOGRAPHIQUE Ciné+ 

Lumière sur la mémoire

Adresse : El-Had Cne de Timezrit 06019 BEJAIA

AGREMENT N° : 127 / 2005

Compte BADR : 361-007759-47-200-0-00

FAX : 034 26 26 20

Email : cineplus7@Yahoo.fr

Tél : 098673427 / 062828390

Programme de la célébration de Yennayer 2960

Mardi, 12 janvier 2010

                    09h :00 : Exposition

                    10h :00 : Animation pour enfants

                    14h :00 : Concours de poésie

                    15h :00 : Projections productions Ciné+

                    16h :00 : Projections débats avec les réalisateurs :

                    • Mohamed YERGUI : Ad ban tifrat
                    • Hafid AIT BRAHAM : Asurdi
                    • Aksil IMOULA : kif kif
                    • Abdenour ZIANI : Fatah

                    20h:00 : Gala musical et poétique avec:

                    • Groupe Mazal
                    • Groupe Dayen
                    • Liberap avec Sofiane et Chabane
                    • Ahmed LAHLOU; Mme GHAZLI et Nabil n WAMSIWEN
                    • Avec la présence de notre invité d’honneur Abderrahmane BOUGUERMOUH

Aseggas Ameggaz

La mise en ligne dimanche 10 janvier, à 13:05


YENNAYER 2960

Retour de mémoire identitaire

Un événement culturel majeur va se dérouler à Bordj Bou-Arréridj, il s’agit du nouvel an amazigh, une importante manifestation culturelle qui réunira de nombreux participants tels que Bilek Hamid, sous-directeur du HCA, Ouchène Ameziane, universitaire, Mariche Saïd, animateur producteur.

Ces derniers animeront une table ronde sur l’histoire, la traduction et la célébration de Yennayer, avec une soirée artistique encadrée par Mme Sakhraoui Fatiha, présidente de l’association Ezzouhour. Il y aura aussi des fresques picturales, une caravane lire et écrire en tamazigh, séance animée par Boudjemaâ Aziri et Saïd Chemakh, docteur en linguistique amazighe à l’université de Tizi-Ouzou, et ce, pendant 3 jours du 9 au 11 janvier. Il est utile de renouer avec la mémoire identitaire, après tant d’années d’exil intérieur. Exilés, ils le sont de leur propre langue, car le pouvoir impose l’arabe comme langue unique. Alors que tamazigh est une langue, une culture, une poésie, une intimité. Les Amazighs exilés de leur langue l’ont transformée, ils l’ont métissée de mots d’emprunt. Ils ont créé un tamazigh «mineur» qui se prête à la plaisanterie, à leur manière très politique de dire l’inaction, la pauvreté, l’interdit de penser, le mépris «hogra» auxquels la violence d’Etat les assigne dans leurs paysages d’enfance, car, exilés, ils étaient désormais aussi de leur montagnes dont les islamistes avaient confisqué les maquis. La vallée même de la Soummam leur était fermée. Aujourd’hui, les choses sont mieux sur le plan sécuritaire, et les gens peuvent se déplacer à travers l’Algérie sans avoir peur des loups ou des chiens. La célébration de l’an amazigh Yennayer se veut d’une portée culturelle significative, elle se veut source de paix, de développement, entendu non seulement en termes de croissance économique, mais aussi comme moyen d’accéder à une vie intellectuelle, affective et morale. Elle s’inscrit aussi dans la diversité culturelle et les autres priorités du développement humain, comme les avancées de la démocratie et des droits de l’homme.

Layachi SALAH EDDINE

© Le Soir d'Algérie du 4 janvier 2010


 

 TAKRIETZ (BÉJAÏA)

Le chanteur Cheikh Mahdi tire sa révérence

Le célèbre chanteur chaâbi de la vallée de la Soummam vient de s’éteindre à l’hôpital de Sidi-Aïch. Comme nous l’avons annoncé il y a quelques jours, Cheikh Mahdi souffrait seul chez lui luttant contre la maladie et oublié des “dieux” avant qu’il ne soit finalement pris en charge à l’hôpital de Sidi-Aïch. Ayant côtoyé les plus grands artistes à l’image du regretté Dahmane El-Harrachi, mais aussi Youcef Abdjaoui, Chérif Khedam, Matoub Lounès... Le défunt est né le 21 novembre 1946 à Takrietz dans la wilaya de Béjaïa. L’enterrement de cet alchimiste du verbe aura lieu aujourd’hui au cimetière de Takrietz.

A. HAMMOUCHE

© Liberté du 31 décembre 2009


Profondément affecté par la terrible nouvelle, je tiens à exprimer à la famille Allam, ainsi qu’aux proches du disparu, mes pensées les plus affectueuses en ce moment de l’épreuve. Mohamed Ziane-Khodja

31 décembre 2009, à 12:14


IL EST ABANDONNÉ CHEZ LUI À TAKRIETZ (BÉJAÏA)

Le chanteur cheikh Mahdi agonise en silence

Souffrant depuis plusieurs mois, le chanteur Allam El-Mahdi se trouve en train de lutter seul chez lui contre la maladie. Ayant été hospitalisé durant plusieurs jours à l’hôpital de Sidi-Aïch, l’artiste est désormais livré à lui-même et oublié des siens. Un comité d’aide au chanteur a été créé à Takrietz. Ce dernier qui a pris attache avec nous lance un véritable SOS aux autorités et au ministère de la Culture afin d’évacuer ce chanteur vers un hôpital spécialisé à Alger. Souffrant chez lui, Cheikh El-Mahdi, cet alchimiste du verbe, qui a bercé par ses chants des générations, agonise aujourd’hui en silence. Ses admirateurs et les habitants de sa localité interpellent plus que jamais les décideurs…

© Liberté du 12 décembre 2009, rubrique Radar


M. Ferhat Mehenni refoulé de Tunisie

En ce jour anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, le 10 décembre 2009, Ferhat Mehenni, opposant kabyle au régime algérien, a été refoulé à l’aéroport de Tunis-Carthage. Tunis, en exécutant servile des ordres et des basses besognes du dictateur algérien et de son pyromane ministre de l’intérieur, vient de ternir un peu plus son image et surtout de bafouer un droit universellement reconnu : celui de la libre circulation des personnes.

A la demande insistante de sa mère, âgée de 84 ans, qui voulait le revoir au moins une dernière fois avant de mourir, le fils avait convenu avec elle de se rendre en Tunisie. Le choix de ce pays s’est imposé pour sa mère du fait d’un côté de sa proximité par voie terrestre, et de l’autre d’un impossible visa Schengen. M. Mehenni aurait pu se rendre lui-même en Kabylie n’était le mandat d’arrêt émis par le régime algérien contre lui, il y a de cela près d’un an, pour des raisons politiques. En Algérie sa liberté et surtout sa vie y seraient gravement menacées.

Arrivé à Tunis par le vol AF 2584, vers 15h 15’, il se présenta au guichet de contrôle des passeports. Le nom introduit dans le fichier de l’ordinateur de la police des frontières fait ressortir une information selon laquelle il serait recherché en Algérie. Après des discussions policières au téléphone durant lesquelles il entendit dire « Nous ne voulons pas de problèmes avec l’Algérie ! », il a été mis aussitôt dans le même avion dans lequel il était arrivé et reprit malgré lui la voie des airs vers paris par le vol AF 2585 ; empêchant du coup une mère qui devait y arriver le lendemain, d’embrasser enfin son fils exilé. Bouteflika, non content d’interdire à un citoyen de rentrer chez lui, s’emploie à lui interdire de se rendre même dans d’autres pays.

La Tunisie qui se couche devant l’Algérie ne regarde que les Tunisiens. Le régime despotique d’Alger est quant à lui notre affaire. Cet épisode qui aurait pu se terminer de manière encore plus grave pour la victime vient rappeler les tentations hégémonistes et dictatoriales de l’Algérie sur les peuples voisins. Il nous montre une fois de plus, combien la construction d’un Etat kabyle est une nécessité vitale pour l’avenir des enfants kabyles.

Le MAK révolté par cet acte qui attente à la liberté d’un démocrate, élève une protestation solennelle contre la Tunisie et l’Algérie auprès des Nations Unies, de l’Union Européenne et des ONG dont Amnesty International, Human Rights Watch, FIDH… En ce jour symbolique de la célébration des Droits de l’Homme durant lequel le Président des Etats-Unis, Mr Barak Obama s’est vu remettre le Prix Nobel de la Paix, ce sont les dictateurs d’Alger qui ont à craindre pour leur avenir et non les démocrates épris de liberté.

Kabylie, le 11 décembre 2009

© Ma Kabylie - infos Mak du 11 décembre 2009


 Interview  

dans une interview accordée au quotidien El Watan

FERHAT MEHENNI, PRÉSIDENT DU MOUVEMENT POUR L'AUTONOMIE DE LA KABYLIE

« Le policier tunisien m’a dit : nous ne voulons pas de problème avec l’Algérie »

Vous venez d’être refoulé de Tunisie où vous vous rendiez pour y rencontrer votre mère. Pouvez-vous nous raconter les circonstances de votre refoulement ? Quel est l’argument avancé pour vous empêcher d’entrer dans ce pays ?

J’étais très heureux d’arriver à Tunis où, jusque-là, je n’avais jamais mis les pieds. Pour des raisons de sécurité, je n’avais avisé personne en dehors d’un neveu qui devait se débrouiller pour me ramener ma mère, très âgée, jusqu’à cette capitale d’un pays « frère ». Une fois sur place, je me suis dirigé vers un guichet et j’ai attendu mon tour pour les formalités policières d’entrée en territoire tunisien. L’opération a semblé déstabiliser quelque peu le policier ayant pris mon passeport. En introduisant mon nom dans le fichier de la police tunisienne des frontières, une information codée s’est affichée sur l’écran de son ordinateur. Il a demandé de l’aide à un de ses collègues, qui a appellé un chef hiérarchique en civil. Ce dernier me demande de le suivre, loin de la sortie des voyageurs. Là, il me demande de rester derrière l’enceinte d’un lieu qui fait office de bureau, où il appelle ses supérieurs. D’un supérieur hiérarchique à un autre, il me pose des questions sur mon métier de chanteur auquel visiblement il ne voulait pas croire. Cela ne devait peut-être pas correspondre aux informations en sa possession. Au bout de 25 minutes, je lui demande ce qui ne va pas. La réponse ultime vient enfin : « Désolé, mais nous sommes au regret de vous remettre dans l’avion dans lequel vous êtes arrivé. » Il ajoute discrètement : « Nous ne voulons pas de problème avec l’Algérie ! » Une réservation est immédiatement faite et je fus le dernier passager à entrer dans l’avion du retour. J’ai passé, en tout, une demi-heure à l’aéroport Tunis-Carthage. Ma mère, qui s’apprêtait à prendre la route le lendemain, a éclaté en sanglots en apprenant par téléphone qu’à 84 ans, elle ne pourra pas m’embrasser. Et tout cela s’est passé le jour anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme ! Devrais-je en déduire que Bouteflika et son régime auraient fait de la petite et charmante Tunisie une république bananière ? Je ne me le permettrais pas.

Si on a bien compris, vous êtes également interdit d’accès en Algérie. Pourquoi ? Qu’est-ce que vous risquez si vous revenez au pays et est-ce que les autorités algériennes vous ont notifié que vous ne pouvez plus y revenir ?

Il n’y a pas d’interdiction officielle émise contre ma rentrée au pays. Mais le mandat d’amener lancé à mon encontre, dont la presse algérienne avait fait part en janvier dernier, n’est pas de nature à me rassurer sur mon sort si je venais à rentrer en Algérie. Des fuites m’ont également averti sur un scénario catastrophe selon lequel mon éventuelle arrestation serait suivie d’un attentat « terroriste » dans lequel je perdrais la vie. Je prends tout cela non pas pour de la vérité mais pour des vraisemblances. Je ne suis ni paranoïaque ni naïf. Il est certain que je rentrerai un jour chez moi. Ce sera quand je le déciderai. Pour le moment, au vu des graves accusations portées contre moi, particulièrement par la presse arabophone faisant de moi l’ennemi public numéro un, le sioniste par excellence, le va-t-en-guerre de je ne sais quelle folie, je ne peux m’en remettre qu’à un dépôt de plainte symbolique auprès des tribunaux algériens pour diffamation, à partir de mon exil. Je ne me fais aucune illusion sur son aboutissement. Dès lors que la commission rogatoire dépêchée à Azazga ne pourra pas m’entendre, un PV de carence sera établi et le non-lieu prononcé. En Algérie, nous ne sommes pas dans un Etat de droit. Je ne peux oublier l’injustice faite à Benchicou ou les poursuites contre El Watan, Dilem, Belhouchet, Alilat... Les hommes et les femmes politiques qui font face à un pouvoir illégitime et terroriste savent tous les risques qu’ils encourent à chaque bravade de leur part.

Que comptez-vous faire pour reprendre votre droit de vous rendre dans votre propre pays ?

Je compte, en Algérie, sur le soutien de la Kabylie et des démocrates même si, chez ces derniers, la valeur solidarité a perdu de sa chaire. Ils ne sont plus nombreux à protester devant l’infamie. A l’assassinat de mon fils, aucun communiqué de quelque parti que ce soit ne fut rendu public. Je compte sur les instances internationales pour faire condamner un pouvoir qui fait de la liberté et des droits de l’homme son cauchemar. La sortie de M. Zerhouni, ministre de l’Intérieur, le 24 novembre dernier, à la conférence des ministres de l’Intérieur de la Méditerranée occidentale, est on ne peut plus claire. Pour lui, le danger en Algérie, ce ne sont pas les terroristes islamistes mais, en faisant les déductions qui s’imposent, les démocrates. Il rejoint en cela son inspirateur, Bouteflika qui, à la télévision, disait aux terroristes encore en 2005 « si j’avais votre âge, j’aurais été des vôtres ! ». Tirer sur de jeunes et pacifiques manifestants kabyles est plus courageux que d’aller éradiquer le terrorisme islamiste !

Le dernier match Algérie-Égypte a donné suite à une crise politique entre les deux pays, mais il a aussi réussi à susciter une prise de conscience des Algériens qui se sont mis à revendiquer leur identité berbère. Qu’en pensez-vous ?

Cette crise politique est avant tout un problème interne à l’Egypte. Il n’y a qu’elle qui, un mois plus tard, n’arrête pas de gesticuler. Elle considérait probablement jusque-là l’Algérie comme relevant de sa politique intérieure et non de ses affaires étrangères. Après le somnifère idéologique de la « oumma arabe » du nassérisme, le réveil est brutal. Toutefois, en Algérie comme en Egypte, on confère à un match de football une dimension qui lui est étrangère. On prend le sport pour de la politique là où la politique devrait faire valoir l’esprit sportif. Ceci dit, je ne crois pas en ce réveil des consciences par lequel les Algériens se mettraient à revendiquer une identité amazighe. Il n’y a que les Kabyles qui y croient. L’Algérie se décrète arabe et tous ses ténors officiels n’ont pas arrêté de le rappeler en répétant que cette victoire footballistique acquise sur l’équipe égyptienne était « avant tout une victoire arabe ! ». Là aussi, dur sera le réveil pour les Kabyles dont les repères ont été brouillés par l’euphorie, le temps d’une jubilation. Les problèmes sociopolitiques qui sont les nôtres ne peuvent être occultés par des victoires sportives. Et puis, tout cela va retomber à la première défaite qui ne manquera pas de survenir.

N’est-il pas le début d’une prise de conscience générale qui pourrait être un élément déclencheur pour une officialisation de la langue amazighe et la promotion de l’identité amazighe en Algérie ?

Il me semble que vous faites preuve d’un excès d’optimisme que j’aurais aimé partager avec vous et avec tous ceux qui y croient. Je refuse d’être naïf à ce point ! Par ailleurs, en ce qui me concerne, la reconnaissance officielle de l’amazighité, bien qu’elle aurait pu constituer un pas pour nous avant le Printemps noir de 2001, participe au contraire de nos jours à la dissolution de l’identité kabyle, travaille à la perte de nos repères identitaires. Or, c’est notre « kabylité » qui nous garantit autant notre amazighité que notre algérianité et non l’inverse. Les Algériens arabophones qui admettent leur dimension amazighe ne le font que du bout des lèvres, puisque de toutes les façons, ils sentent qu’au fond d’eux-mêmes ils l’ont perdue depuis toujours.

Cela fait longtemps qu’on ne vous a pas entendu parler du MAK. Que devient le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie ?

Le MAK est et demeure le seul espoir de la Kabylie et du peuple kabyle. Le MAK et le projet d’autonomie de la Kabylie sont les faveurs d’une refondation démocratique de la République. Il sort dans la rue quand il estime devoir le faire. Il appelle ainsi toute la jeunesse kabyle à participer aux marches qui auront lieu le jour de Yennayer, à Vgayet et Tizi Ouzou.

Entretien réalisé par :

Madjid MAKEDHI

© El Watan du 14 décembre 2009


LA KABYLIE EST DEVENUE LEUR CIBLE PRIVILÉGIÉE

Le jeu trouble d’une certaine presse arabophone

Sans aucun scrupule, ni respect de l’éthique journalistique, certains titres de la presse arabophone, connus pour leur hostilité à l’égard de la Kabylie, font de la «kabylophobie» leur choux-gras et l’essentiel de leurs ventes. Ainsi, sans évoquer les reportages imaginaires «réalisés» en Kabylie, à propos du christianisme, la haine distillée tout au long de leurs pages, et même en «Une», comme celle d’une édition d’hier, à propos de la grippe porcine, la Kabylie est devenue un abcès de fixation, où tous les ennemis de cette région trouve un canal pour une expression haineuse via ces titres qu’aucune institution nationale n’a daigné rappeler à l’ordre.

L’on se souvient des papiers incendiaires, publiés par l’un de ces titres, contre des personnalités de la Kabylie, contre le club des Canaris, contre le mouvement citoyen…Des appels aux meurtres aussi sont publiés, surtout lorsque l’on sait que le pays est toujours soumis à une pression terroriste islamiste activant essentiellement en Kabylie. Désigner à la vindicte nationale la Kabylie comme ennemi à abattre politiquement est aussi dangereux, tout comme les terroristes islamistes qui promettent le Seif El Hadjadj aux Kabyles. Ces titres s’éreintent à présenter la Kabylie comme une région non musulmane et impie.   

Même El Khabbar s’est enlisée dans cette compagne d’”antikabylisme”, notamment avec la publication d’un article peu élogieux à l’égard de M. Ferhat Mehenni. Cette campagne des plus racistes et des plus dangereuses fait que le peu de crédit dont jouit la presse algérienne, s’effrite devant ces pratiques délictueuses vu la loi qui régit le monde de l’information et de l’éthique journalistique. La place peu honorable qu’occupe actuellement la presse, soumise, par ailleurs, aux ordres des cercles politiques de tout acabit, s’enfonce davantage dans un traitement régionaliste et xénophobe de l’information.     

Ces auteurs ne sont que des «bouchés à l'émeri» comme on dit si bien dans ce genre de circonstances.   Alors que les autorités concernées s’en lavent les mains dans cette affaire qui dure depuis, les auteurs de ces attaques réalisent «leur forfait» sans coup férir dans des rédactions qui devraient, d’abord, être un lieu de débat serein et surtout responsable. Nos rédactions deviennent, ainsi, «des écuries d'Augias», dont des solutions de nettoyage radicales s’imposent, et cela, avant que la situation ne s’enlise, et ce d’une part ou de l’autre.

M. MOULOUDJ

© La Dépêche de Kabylie du 06 mai 2009


 

Algérie-News rapporte dans son édition de lundi 16 mars 2009 qu’un  mandat d’amener contre moi, en tant que président du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie, aurait été délivré par un juge d’instruction près le Tribunal de Tuvirett  (Bouira). La justice aurait été actionnée par les autorités locales.  Elles n’auraient pas apprécié la marche dans cette ville, attribuée aux militants du MAK, faite par des étudiants de l’université Muhend-U-lhadj At Wakli ,  le 20 avril 2008.

Je me demande pourquoi, ce n’est que près d’un an plus tard que cette instance judiciaire entreprend cette action contre moi, juste à la veille des élections présidentielles qui, au demeurant,  ne passionnent personne au pays des Kabyles ?

N’y cherche-t-on pas plutôt un bouc-émissaire au prévisible et ridicule taux de participation de la mascarade des présidentielles du 9 avril prochain ? Ne veut-on pas  y créer des troubles, un printemps-noir-bis, pouvant servir de diversion  pour faciliter le bourrage des urnes ailleurs, en dehors de la Kabylie ?

Ou bien, veut-t-on m’empêcher de rentrer et me pousser à l’exil définitif ?

Quoi qu’il en soit, je voudrais que tous mes adversaires sachent que je ne renoncerai ni à mon action pour l’autonomie de la Kabylie, ni à ma liberté de penser et de m’exprimer.

C’est sur le plan des idées et du combat politique qu’il est sain de me contrer et non par l’anathème, l’insulte, la répression, la corruption ou l’assassinat.

 

Vive le peuple kabyle

Vive la Kabylie

Vive l’autonomie régionale

Vive le MAK

 

Paris, le 16 mars 2009

Ferhat MEHENNI

 

 

anib10.gif Suggestion:

 >>> Quelques chansons de Ferhat Imazighen Imula...

 

 

       texte mis en ligne mardi 17 mars 2009, à 23:57:20  


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