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 SPECTACLES

A l'occasion de Yennayer

Malika Domrane et Ali Ideflawen en concert à Aulnay-Sous-Bois

Kahina IDJIS

A l’occasion de Yennayer, Nouvel an amazigh, un grand concert sera donné par deux figures emblématiques de la chanson kabyle à savoir Malika Domrane et Ali Ideflawen. Ce rendez-vous se déroulera à Aulnay-Sous-Bois, en France le 15 février.

Personne ne peut rester indifférent à ces voix chaudes de la chanson kabyle. Tous les deux ont réussi à se faire un nom sur la scène artistique kabyle. Leurs chants ont enrichi le patrimoine culturel kabyle. Ils chantent les joies et les peines de la vie. Les paroles de leurs chansons et leurs voix restent gravées dans l’esprit de ceux qui les ont écoutés.

Ainsi cette chanteuse au sang amazighe, a toujours eu le courage de défendre la culture kabyle. Loin des tintamarres traditionalistes, Malika Domrane dénonce, sans crainte aucune, la dure condition des femme, défend sa culture et s’engage, sans artifices, dans le combat politique, en brisant les jougs qui guettent sa condition de femme .elle se dit toujours prête à "rechuter" dans des positions extrémiste quand les hommes affichent des attitudes un peu trop machistes. Elle revendique le droit au romantisme pour les femmes, mais aussi le droit aux caresses, le droit au plaisir. Elle sème un salutaire désordre dans les mentalités. Le raï paraît parfois bien innocent à côté de ce qu’elle chante en berbère,

Il fallait avoir du courage pour oser porter sur scène une tenue kabyle. Même lors des moments les plus difficiles, elle a aidé des artistes kabyles, qui ont pu percer grâce à elle. Elle a toujours été très généreuse, allant jusqu’à donner une partie de ses cachets, à des artistes en difficulté, sans rien attendre en retour. Malika, une femme épanouie ! 

Ali Ideflawen lui aussi, a commencé à se produire à une époque où il n’était pas totalement "acceptable" d’être artiste défendant sa kabylité. Il chante et continue à chanter d’une voix douce et harmonieuse qui nous transporte vers des siècles très lointains. Une voix qui donne des frissons et du plaisir. Chants qui sont toujours d’actualité. Chants qui seront interprétés encore durant des siècles et des siècles. Des chants mélodieux empreints d’un engagement artistique solonnel, tel Ferhat Imazighen Imula et tant d’autres artistes qui bravèrent l’omerta imposée à la libre expression kabyle.  Il est agréable de constater que lors de ses tours de chants, les spectateurs reprennent en chœur ses poèmes qui reflètent la sensibilité et l’âme kabyles, meurtris par une pensée inique. Grand militant de la cause kabyle, il n’a jamais mâché ses mots et a toujours été libre de ses opinions et ce au détriment de sa carrière et de sa vie personnelle. Avec Ziani L’Hacène, comme parolier et Zahir Adjou, comme musicien, le groupe Ideflawen, restera l’icône de la chanson kabyle engagée.

Voila c’est le vent des années 80 qui reviendra, l’espace d’une soirée. ces deux amoureux de la mélodie berbère, ont bien honoré une culture, une région et tout un pays épris de ses racines, Ces deux artistes, font partie du nombre restreint des chanteurs kabyles au verbe vif et tranchant, dont la musique est suave. Ils sont cette digne expression de la grandeur d’un art kabyle.    

© www.depechedekabylie.com

dimanche 01 février 2009

 

 


 

anib10.gif «J'ai toujours aimé l'Algérie et je l'aime toujours autant...», Le Soir d'Algérie du 22 avril 2007

anib10.gif «L'héroïsme d'hier ne peut aucunement légitimer la trahison d'aujourd'hui...», Le Soir d'Algérie du 19 avril 2007

anib10.gif Des peuples, des nations et des États, conférence donnée à la Fac de Droit de Tizi-Ouzou, 18 avril 2007

anib10.gif La symbolique du 20 avril 1980, conférence donnée à l'auditorium de l'Université Mouloud Mammeri deTizi-Ouzou, 15 avril 2007

 

Tout au long de l'histoire tumultueuse de l'Algérie, la culture berbère -souvent sans support écrit- a pu être conservée dans ses différentes formes dont la principale est la forme linguistique. Dans le processus de revendication inhérent à tamazight, l'identité et l'histoire à réabiliter sont étroitement jumelées à la langue. C'est évidemment au 20e siècle que la conscience berbère, concentrée en Kabylie pour des raisons historiques, commencera à prendre son élan...

 La Dépêche de Kabylie du 19 avril 2007


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