8 / Fatiha Benchicou 
Samedi 26 mars 2005 à
16:14:00
Je
découvre votre site. Un travail remarquable! Félicitations
pour le choix des chroniques de Mohamed que j'ai relu avec plaisir.
Merci à vous et aux autres citoyens
qui nous soutiennent. Je vous signale une
chronique de Gilles Perrault sur la revue Médias de mars. Vous pourriez
l'insérer dans votre site.
Amitiés. Fatiha.
>>> Madame,
J'avoue être doublement touché
par votre message. Le fait que mon site soit visité et apprécié
par l'épouse de Monsieur Benchicou. Aussi, ou plutôt,
merci à vous, et à votre époux à qui
l'on fait payer cher son talent de journaliste. Mohamed Benchicou
est en prison pour ce qu'il est trop fouineur. Et intrépide.
En cela que le journalisme est un contre-pouvoir. Mais, et surtout,
dans un pays comme le nôtre. Donc gênant, à plus
d'un titre, pour ceux qui se vautrent dans la fange. Ceux-là
mêmes qui se targuent de démocratie!! Mais il
n'empêche qu'il ne faut pas baisser les bras. La vie continue.
Surtout, ne pas céder à la déprime, ce qui
réjouirait plus d'un... Les détracteurs de la liberté
d'expression n'attendent que cela. Eux, ils ont leurs procès-parodies,
leurs lois impopulaires et leurs prisons. Nous, notre menue plume
pour écrire tout simplement. Mais, semble-t-il, une plume
redoutable tout de même, puisqu'elle Dérange.
Mes pensées de solidarité
pour toute la famille Benchicou. Soyez forts!
Que Monsieur Benchicou fasse preuve de courage.
Il doit avoir, en pareille situation, un moral d'acier. Ce que j'imagine
d'ailleurs. Il doit tenir bon, car nous aurons toujours besoin de
lui, de ses chroniques, de ses essais... De sa clairvoyance. Tout
ira bien, il verra. Il y aura d'autres jours meilleurs. Sa situation
actuelle de victime de l'arbitraire ne fait que renforcer, chaque
jour un peu plus, ce sentiment général de solidarité
envers lui. Des hommes de sa trempe, ça se compte sur le
bout des doigts. Ou ils sont rares, en tout cas.
L'Histoire saura reconnaître les siens,
et rattraper les «imposteurs».
Que vive Mohamed Benchicou!
Amitiés.
Mohamed Ziane-Khodja
"Là
où la liberté d'expression n'existe pas, toutes les
libertés sont menacées", comme le dit si bien
Gilles Perrault. |