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ALGERIE...

       

Dérive ou haute trahison

« En politique rien n’arrive par hasard. Chaque fois qu’un événement survient on peut être certain qu’il avait été prévu pour se dérouler ainsi » (Franklin D. Roosevelt, 32e président des États-Unis).

Le Général Mohand Tahar YalaGénéral Mohand Tahar Yala, El Watan, mardi 21 mai  2013 / Le modèle macro-économique de notre pays repose entièrement sur la fiscalité pétrolière qui génère 60 à  80 % du budget de l’Etat. Compte tenu des différents scandales qui ont occupé l’actualité et défrayé la chronique ces derniers mois, le Mouvement de citoyenneté a décidé de se focaliser sur l’analyse du secteur énergétique et la politique économique qui le porte. Sachant l’importance des hydrocarbures pour l’Algérie qui  représentent 97 à 98% des recettes à l’exportation, et conditionnent donc totalement son développement immédiat.

Cette analyse nous a conduits à des conclusions effarantes qui vont bien au-delà de ce que nous annoncions déjà dans notre Appel du 17 octobre 2012. « L’économie va mal, tant elle est basée sur la rente. Les exportations d’hydrocarbures couvrent 98% des entrées en devises ; malgré les efforts déclarés de sortir de la spirale de dépendance. Les activités stratégiques souvent mises sur pied  au prix de grands sacrifices dans les premières années d’indépendance ont purement et simplement été bradées. Le recours à l’importation anarchique est devenu la règle. L’Algérie importe même des ouvriers alors que comme chacun le sait, une grande partie de sa jeunesse est au chômage, sans ressources, frustrée, désespérée »

A) Etat et perspectives

Tous les pays pétroliers n’échappent pas à la baisse inéluctable de la production qui survient après le « pic pétrolier ». Tout comme les États-Unis en 1971, l’Indonésie et la Malaisie plus récemment, l'Algérie est passée par son pic pétrolier en 2006 et s'est engagée dans un processus de décroissance continue et inéluctable de la production en pétrole conventionnel (déplétion). Cependant, contrairement à l’Algérie,  les autres pays disposent  d'une économie diversifiée, et d’un modèle macro-économique qui se projette sur le long terme avec la mise en place d’instruments de veille et de planification des ressources alternatives.

Compte tenu des réserves dont elle disposait en 2006, soit 12,2 milliards de barils, l'Algérie avait une espérance d’environ 20 années de production de pétrole brut, sur la base de la production annuelle actuelle. Mais bien moins de 20 années, dans une hypothèse de production « artificiellement » boostée, comme en 2001-2004. D’autre part, la consommation intérieure de pétrole, sous ses formes raffinées, a énormément augmenté. Le taux de croissance annuel de la consommation de 2000 à 2011 est supérieur à 7 %, ce qui entraînera un doublement de la consommation en 10 ans. Tout récemment le directeur d’Alnaft a cité un taux de croissance de la consommation de 15% à 20%, soulignant ainsi son caractère exponentiel.

En termes de tendance, par conséquent, les exportations de pétrole brut et de condensats baisseront selon un taux annuel moyen de l'ordre de 15 %, du fait de la croissance de la consommation domestique et de la déplétion  des gisements. Ainsi, la conjonction de la décroissance de la production, sous l’effet de la déplétion et du renouvellement insuffisant des réserves, et d’autre part de la croissance exponentielle de la consommation domestique de produits raffinés, conduira inévitablement à la diminution progressive des exportations pétrolières, puis à leur cessation et, partant, au tarissement des sources de financement du Budget de l’Etat et de soutien de la parité du dinar. Ce scénario catastrophe, plus que vraisemblable, serait marqué par :

  • Undéficit énergétique avant 2020.
  • Undéficit fiscal et un déficit de la balance des paiements avant 2016.

Ce dernier déficit, qui aura pour conséquence directe la descente programmée aux enfers de ce modèle économico-financier, réclame l’attention des citoyens concernés par leur Nation, leur État, leur sécurité nationale (budget défense), leur emploi, leur salaire, leur retraite, l'éducation de leurs enfants et petits-enfants (budget éducation), leur santé et celle de leur famille (budget santé), leur budget familial (prix et spirale inflationniste) et, enfin, la disponibilité des biens et services dans un pays où presque tout est importé en l'absence de production nationale substantielle et/ou compétitive.

Cependant, même s'il paraît grave, ceci pourrait être encore aggravé en cas de chute durable des prix du pétrole, tel que mentionné dans les prévisions des organismes spécialisés, et qui se fondent sur la volatilité des prix. Cette chute  est possible en cas de découverte technologique  qui viendrait réduire les coûts des hydrocarbures marginaux, lesquels coûts évoluent actuellement entre 50 et 80 USD le baril. Mais ce scénario d'effondrement des prix serait pire que la catastrophe économique de l’ajustement structurel de 1994, car contrairement à 1994, l’Algérie de 2013 devra faire face au tarissement des ressources. De manière concrète et simplifiée, cela signifie qu’en l’absence de production pétrolière pourvoyeuse de fiscalité, l’Algérie connaîtra progressivement à partir de 2014  et sans l’ombre d’un doute une limitation drastique du financement des budgets de développement et de fonctionnement. Cela aura pour conséquence la grave situation suivante :

  • fonctionnaires sans salaires,
  • licenciements massifs,
  • subventions supprimées (pain, sucre, huile, etc.),
  • prixdes carburants multipliés par 10
  • Eau,électricité non accessibles (retour à la bougie et au charbon de bois ?),
  • limitation drastique des importations avec les innombrables conséquences sur les coûts des  biens, des services, et le fonctionnement des PME.
  • compression voire suppression des budgets Santé, Éducation, Assistance sociale, Moudjahidines, Retraites, etc.

La pauvreté va se généraliser, la misère populaire atteindra un seuil intolérable  qui menacera l’unité du pays, sa sécurité et même son existence. Seul un véritable « plan de guerre » permettrait d’éviter ce scénario catastrophe, à condition cependant, de « renverser totalement la vapeur », et d’agir dès aujourd’hui.

B) Les causes

L'Algérie sera confrontée à ce cauchemar pour plusieurs  raisons ou causes concomitantes, dont :

  1. Des erreurs stratégiques graves qui ont été à la base de la politique pétrolière algérienne de 1999 à 2013.
  2. L'absence totale de contrôle de la politique et de la gestion du secteur de l'énergie. Gel des activités du Haut Conseil à l’énergie.
  3. Lapolitique de « désertification humaine ». Pourtant la complexité technique et économique de la gestion des gisements pétroliers requiert des cadres très compétents, patriotes et motivés.
  4. L’absence de vision stratégique à long terme visant l’émergence du pays et plaçant le citoyen algérien au centre des préoccupations.

Mais l’analyse de ce cauchemar macro-économique a aussi permis d'identifier un nombre étonnant de « dossiers sensibles », caractérisés par des déviations hors norme par rapport aux usages dans le monde (coûts multipliés par 150 % à 200 %, voire 300 %), et de projets stratégiques voués à l’absence totale et irréversible de rentabilité et de compétitivité, GNL en particulier.

Quelques cas de dossiers sensibles :

Après 2005, année d’augmentation des prix et de la manne pétrolière, pratiquement tous les grands projets d’investissement constituaient une cible et une proie certaines pour les commissions et les surfacturations. La démonstration de cette gabegie repose sur l’évidence des surfacturations qui peuvent être aisément calculées par un expert qui dispose d’une base de données. Or, ces surfacturations ne peuvent être commises que s’il y a connivence du côté algérien, connivence mue et « récompensée » par le système de commissions. Ce système généralisé repose sur une mécanique simple :

  • Gré à gré ou faux appels d’offres. Entente et oligopole entre quelques entreprises, système de sous-traitance.
  • Doublement,voire triplement du montant de l’investissement.
  • Monopolede l’accès aux matières subventionnées (gaz naturel algérien).
  • Financementen devises entièrement supporté par l’Algérie pour des projets supposés en partenariat.

Les cas étant innombrables, nous ne concentrerons notre attention que sur quelques uns.

1. Projets de Liquéfactions GNL. Investissement de 3 à 4 milliards USD au lieu de 1,5 USD: Il s’agit des projets de GNL d'Arzew (avec Saipem) et de Skikda (avec Kellog Brown & Root -Halliburton). La presse a suffisamment  évoqué les travers du contrat GNL d’Arzew  (Affaire Saipem). Dans le cas du contrat GNL de Skikda nous relevons les déviations suivantes :

  • Contrat   attribué en gré à gré à Kellog Brown & Root (Halliburton)
  • Montant initial du projet 2,5 milliards, réévalué  à plus de 3 milliards USD.

A titre de comparaison le montant du projet similaire  en Guinée équatoriale est de  1,5 milliards USD. Même l’Agence internationale de l’énergie (AIE), s’était inquiétée de cette dérive. Enfin avec un tel coût (amortissement), le Gaz naturel liquéfié de Skikda et d’Arzew ne sera pas compétitif par rapport à celui du Qatar, de l’Égypte et du Trinidad. Et donc vendu à perte.

2. Projets d’engrais en partenariat  à environ 2,5 milliards USD au lieu de 700 à 800 millions USD. Il s’agit de  2 contrats de construction et d’exploitation d’usines d’engrais « ammoniac-urée », l’un en partenariat  avec Orascom, et l’autre avec Suhail Bahwan Group Holding LLC (SBGH Oman). Les 2 projets passés en gré à gré sont similaires quant aux surfacturations. Quelques données concernant le projet d’engrais Orascom :

  • Orascom n’avait  en 2006 aucune expérience ni référence pour construire une usine d’engrais «ammoniac/urée »
  • Le cout prévisionnel a été fixé « arbitrairement »  à 1.9 milliard USD, alors que les services de Sonatrach  avaient, suite à un appel d’offres précédent, reçu d’une société allemande, une offre complète pour une usine clé en main pour un prix avoisinant les 700 millions USD.
  • Le coût prévisionnel de 1,9 milliards USD a connu des réévaluations.
  • Orascom utilise, contractuellement, du gaz algérien au prix subventionné. Les besoins ont été majorés à tel point qu’uniquement par ce subterfuge Orascom pourrait gagner plus de 200 millions USD par an.
  • Les effectifs annoncés sont de 450 employés (en quasi-totalité des étrangers)  alors qu’au Moyen-Orient les usines similaires ne prévoient que quelque 50 emplois.
  • Grâce à l’Algérie, Orascom a créé une filiale « engrais », qui a investi dans d’autres pays, et qui vise à devenir le numéro 3 mondial.

L’Algérie importateur permanent d’engrais aurait pu être numéro 1 mondial d’engrais azotés, phosphatés et binaires si les décideurs étaient soucieux de l’intérêt du pays et des Algériens. Il y a lieu de noter que, selon certaines sources, Orascom , partie de presque rien en 2000, est présente aujourd’hui en Algérie à travers ses différentes filiales dans des domaines aussi variés que les télécoms, la production de ciment, le dessalement d’eau de mer, et ses projets d’investissement s’élèvent à quelque 10 milliards USD. Grâce au cadeau algérien, Orascom a pu acquérir 11% du capital de Lafarge devenu numéro 1 mondial de ciment devançant le suisse Holcim et le mexicain Cemex. Citadel Capital, une autre société égyptienne, a suivi le même chemin qu’Orascom en exploitant à Djelfa des carrières appartenant à une entreprise publique, avec un financement algérien très favorable et un coût de l’énergie 10 fois inférieur aux normes internationales.

3. Les projets de centrales électriques  ont  connu des surfacturations similaires. A titre d’exemple celle de Hadjret Ennous  à la wilaya de Tipaza, d’une capacité de  1 200 MW,  a coûté 2,7 milliards USD au lieu de 720 millions USD, selon les standards universels qui donnent un coût spécifique de 600 dollars le KW installé. Les partenaires qui ont réalisé l’usine sont la « réputée » société Lavalin  et la société Mubadala créée en 2002, véritable « cheval de Troie » dans le dispositif, nouveau venu dans le domaine industriel et  essentiellement connue comme actionnaire de la marque automobile Ferrari et d’une société italienne de prêt-à-porter. La centrale hybride de Hassi Rmel a, quant à elle, fait l’objet d’un faux appel d’offres entre deux soumissionnaires effectifs, à savoir une société espagnole et sa filiale, les deux logées à la même adresse à Hydra. Évidemment elle a connu elle aussi un surcoût faramineux pour un projet non rentable et non compétitif, dont les subventions pendant la durée de vie (25 ans) seront difficiles à supporter pour l’Algérie. L’éventuel apport technologique ne bénéficiant pour l’instant qu’au partenaire.

4. Les projets d’unités de dessalement d’eau de mer ont également connu d’énormes surfacturations.  Pour le constater, aucune étude n’est requise. Il suffit de se demander comment, parmi les 13 usines de dessalement, plusieurs usines similaires et de même capacité ont des coûts différents et, bien entendu largement supérieurs à ceux des autres usines dans le monde (y compris celles installées aux pays du Golfe). Par ailleurs, bien que la technologie soit banale, le procédé retenu est toujours le plus coûteux et le plus difficile à entretenir parce que devant faire appel à des approvisionnements logistiques et techniques de l’étranger.

5. Les  surfacturations de L’autoroute Est-Ouest ont fait dire à certains experts que c’est le scandale du siècle, en termes de surcoûts (300 à 400%), en plus de la qualité médiocre de sa réalisation. Dossier largement médiatisé. Quasiment tous les autres projets budgétivores connaissent les mêmes surcoûts en application du même système mettant en œuvre des sociétés étrangères : les pipelines, les centres de production des hydrocarbures, les infrastructures importantes, etc.

Notre analyse fait ressortir deux autres dysfonctionnements :

  • L’Exportation du brut algérien de qualité supérieure (densité plus favorable, concentration en soufre minime),en dessous du prix du brent pendant la période 2002 -2004 visant ainsi à dégager des primes octroyées en tirant profit de la volatilité des prix
  • Des investissements à l’étranger avec une comptabilité opaque ; parmi ceux-là l’investissement pour l’exploration off-shore du gaz en Égypte. Compte tenu du marché actuel et à court terme, le prix du gaz à la vente sera inférieur au prix de revient à la production. Mais personne ne perdra un dollar sauf l’Algérie.

La principale cause est donc la prédation, installée au cœur de tous les secteurs. Des informations qui nous sont parvenues concernant le projet de construction de la Grande mosquée évoquent également des surfacturations et des manœuvres pour éviter l’acquisition des matériaux locaux, même de qualité supérieure et à des prix inférieurs. Ceci pour faire appel au marché extérieur plus facile à surfacturer.

Il y a là une volonté insidieuse de tuer la PME algérienne génératrice d’emplois et de richesses. Plusieurs méthodes ont été utilisées, dont des facilitations à des sociétés étrangères. Récemment des dépenses faramineuses ont été faites pour ressusciter les entreprises publiques, mortes depuis plusieurs années, pour justifier la priorisation de l’accès aux matières premières quand celles-ci sont rares ou susceptibles de le devenir. Ces investissements ne seront jamais amortis.

C) Les responsabilités

Personne ne peut croire aujourd’hui que le Président est innocent dans la rapine qui s’est installée et généralisée dans ce pays. Son rôle est déterminant dans ce processus. Il ne faut surtout pas s’étonner parce que rien ne peut effacer le verdict de la Cour des comptes rendu le 8 août 1983 sur les détournements effectués par lui, lorsqu’il était ministre, à l’époque où les lois étaient pourtant très sévères et traitaient les détournements de crimes économiques.

Il est impensable d’imaginer, avec quelque artifice que ce soit, que le Président puisse être exempté de tout reproche. Sa responsabilité est clairement et totalement engagée. Il s’est entouré d’individus qui, en son nom, et avec son accord, corrompent, volent, pillent et trahissent. Il ne peut d’aucune manière feindre d’ignorer ces crimes contre notre peuple. Il les a maintenus et protégés. C’est lui, qui, en toute connaissance d’effets et de conséquences, a supprimé le Haut Conseil de la monnaie et du crédit, et le Conseil supérieur de l’énergie. C’est une manœuvre concertée et voulue, qui a pour but la neutralisation de tous les organes de contrôle, pour que les crimes cessent d’être apparents, et donner liberté et aise aux criminels et complices.

Dés lors que l’avenir des enfants de l’Algérie est hypothéqué, nous ne sommes plus exclusivement devant des faits qui relèvent du vol, de la corruption, de la prédation et du blanchiment de sommes colossales en devises,  mais bel et bien face à une situation claire et sans équivoque qui  relève de la haute trahison.

La déroutante loi sur les hydrocarbures de 2005 qui a été conduite à terme par le 1er magistrat du pays nous emmène sur d’autres conclusions. Au profit de quels intérêts agissait-il ? En effet c’est le cas le plus grave, parce que fondé sur le système de concession au lieu du système de partage de production, en plus du manque à gagner évalué à plusieurs milliards de dollars. Loi qui porte atteinte à la souveraineté de l’Algérie sur une partie de son territoire et de son sous-sol. Ce n’était pas seulement une action de prédation mais un acte visant à mettre le pays à genou et sous dépendance. N’était-ce pas cela justement « le programme du Président » dont on entendait parler mais que l’on n’a jamais lu ? Fort heureusement, cette loi qui a provoqué de profonds remous a fini par être gelée, parce qu’immédiatement catastrophique.

Ni la cupidité ni la haine pour son peuple ne suffisent à expliquer ce comportement. A moins qu’il ne s’agisse d’un élément entrant dans le processus préparé par les ennemis de notre pays, réactualisé à plusieurs reprises au cours de notre courte histoire contemporaine et devant aboutir dans un avenir tout proche.

Je comprends alors mieux les prêches dans le désert de cet ancien colonel de l’ALN, candidat à l' élection présidentielle de 1999. Personne n’avait écouté ses mises en garde. Je me demande ce qui a paralysé les « personnalités patriotiques » de ce pays. Pourquoi se sont-elles tues au moment où l’Algérie était mise à mort ?

Il y a de quoi être révolté parce que jamais l’Algérie n’a eu une si grande opportunité d’émerger, comme depuis 2004 avec la manne financière que nous ont même envié les pays développés. Au lieu de cela, c’est la prédation et surtout la destruction du pays et du peuple volontairement programmée avec la neutralisation préliminaire de toute force patriotique donc … discordante. Je ne connais pas de cas semblables dans le monde où la haute trahison a été ainsi portée au pouvoir.

D) Sauver l’Algérie

Il faut d’abord exclure l’idée d’un quatrième mandat pour l’actuel Président, lequel donnerait le coup de grâce à notre pays. Il est également urgent d’interrompre le cours de l’actuel mandat. Chaque jour compte. Chaque jour nous rapproche du terme fatal et du chaos. Pour sauver notre Algérie, il faut aussi et sans délais mettre en place un véritable « Plan de guerre ».

Or, l’Algérie dispose d’une ressource humaine qualifiée capable de relever tous les défis, et à chaque problème technique existe une solution technique. Nous en avons la certitude, suite à la large mobilisation des Algériens qui ont adhéré au Manifeste du 19 mars 2012 et à notre appel du 17 octobre 2012, parmi eux les élites qui ont contribué à nous éclairer et paradoxalement, malgré la situation alarmante,  à nous garder dans l’espérance

Dans tous les cas nous savons exactement ce qu’il faut faire dans l’immédiat et dans le court terme pour amortir le choc et éviter le chaos. Nous savons aussi exactement ce qu’il faut faire dans le moyen et  long terme pour donner à l’Algérie le statut de pays émergent. Le  peuple, 1ère victime, sera le seul à payer les errances des responsables. Il faut qu’il soit davantage mobilisé pour relever les défis.  Cette mobilisation ne sera obtenue que par une rupture radicale avec le système et la mise en place d’un État de citoyenneté, seul capable de redonner la confiance.

« Je ne veux que la reforme, autant que je le puisse, et réussir ne tient pour moi qu'à Dieu, et je m'en remets à Lui, et vers Lui je retourne ».  (Coran, chapitre 11, verset 88)

Alger, le 19 mai 2013

Général Mohand Tahar Yala,

Mouvement de Citoyenneté

mt.yala.fcsa@gmail.com

Avant-propos

Nos investigations achevées en avril 2013, fondées exclusivement sur des données vérifiables, traitent de préoccupations nationales sensibles et urgentes. La gravité des résultats auxquels ces investigations et analyses nous ont menés, nous fait obligation et devoir de les soumettre à l’appréciation politique de l’opinion nationale. Bien évidemment, nul ne pouvait prévoir l’évacuation pour raisons de santé du Président, le 27 avril 2013. Mais qu’il soit bien compris que notre conviction, née du sacrifice des martyrs de la lutte de Libération, est que l’Algérie doit toujours être placée au-dessus de tous et de tout !

Le général Mohand Tahar Yala

 

Source: © El Watan, mardi 21 mai 2013



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